de PasKal le 20 Avr 2008 6:32
Dans le "MATIN DIMANCHE" de ce jour....
LANCER FRANC
Par Jacques Wullschleger
Il y a un esprit dans la joie
Aujourd’hui, en déplacement à Birsfelden, une équipe recomposée va tenter de se qualifier pour les demi-finales du championnat. Et dire que le BC Boncourt était au bord du gouffre il y a plus d’une année, pour avoir vécu au-dessus de ses moyens trop longtemps.
Si sur le parquet du sport, tout va bien, en coulisse, là où se consultent les livres de comptes, on tire encore la langue. Il n’y a qu’à la poutze où une ardoise s’efface d’un coup de chiffon. Mais en Ajoie, plus qu’ailleurs, l’esprit croyant et la reconnaissance font partie prenante de la vie qu’il faut intégrer pour connaître et savoir.
Réfléchir en connaissance de cause, reconstruire après avoir analysé le chahut est une forme d’intelligence. Dans ce coin de Suisse éloigné, on est reparti de zéro et le club se trouve maintenant à mi-chemin entre un quotidien turbulent et le matin calme. Malgré des soucis encore logiques, les dirigeants ont pris un risque en construisant une équipe solide. Ils sont récompensés. Bien sûr, le public trompé ou sous le coup a demandé à voir. Constatant que tout était redevenu presque normal, il est retourné au basket, à nouveau confiant. Le noyau des vrais de vrais, qui n’a jamais abandonné la place, retrouve dans la joie les dissidents. Mieux: des curieux se sont ajoutés à eux, découvrant d’autres émotions.
Et tout ça fait toujours du monde.
Le club ajoulot a mangé son pain noir. Malgré la folle saison du HC Ajoie, le BC Boncourt n’a jamais cessé de montrer qu’il existait aussi. Du coup, son placement dans le cœur des Jurassiens lui permet de toucher des intérêts nouveaux.
Quoi qu’il arrive cet après-midi, les joueurs quitteront le parquet bâlois, fiers d’avoir servi par amour leur maillot. Et un club finalement pas comme les autres.